De génération en génération

La terre cuite a toujours joué un rôle décisif dans l’histoire de notre famille et celle de notre entreprise. Depuis la création de l’entreprise par Stephan Laumans en 1896 jusqu’à nos jours, de nombreuses générations ont œuvré pour mener Laumans à son actuelle notoriété de producteur de tuiles haut de gamme.

120 ans après la création de la société, c’est Thomas Piper du Groupe Piper (leader scandinave de la fourniture de revêtements en céramique pour murs et toiture www.randerstegl.dk) et Gerald Laumans qui président aujourd’hui avec succès aux destinées de l’entreprise.

ARGILE ET TRADITION

1896 – 1909

1896

Dans le cadre du boom des tuiles plates, Stephan Laumans ouvre à Bracht, Stiegstraße, la première briqueterie du pays équipée de machines à vapeur. Les autres propriétaires de l’entreprise sont ses frères, Caspar et Jacques.

L’autorisation d’établir à Bracht de cette première briqueterie équipée de machines à vapeur, sous le nom Stephan Laumans und Co, est accordée le 2 décembre. Le capital d’un montant de 36 000 mark-or est apporté par le père, Quirinus. Cela marque le démarrage de l’industrie de la tuile à Bracht.

1898

Cette année-là, les briqueteries de la famille Laumans situées à Tegelen, Kaldenkirchen et Bracht fusionnent pour former une société sous la raison sociale « Gebr. Laumans ». Après le décès du père, Quirinus (1900), c’est Stephan qui dirige Bracht, Caspar étant lui à la tête de Kaldenkirchen et Tegelen.

1901

Pour faire face à l’absence de liaison au réseau ferroviaire, les industriels de Bracht apportent conjointement leur soutien à la construction par la Continentale Eisenbahnbau- und Betriebsgesellschaft d’une ligne de chemin de fer privée achevée en 1901 qui mène à la gare de Kaldenkirchen, une gare du chemin de fer national. Un chemin de fer à voie étroite assure alors le transport de la matière première des carrières d’argile situées dans la forêt communale jusqu’à l’usine.

1903

Construction des premiers logements ouvriers à Bracht afin d’assurer à long terme la présence de main d’œuvre pour l’usine.

Jacques Laumans, qui exploite depuis 1893/94 sa propre briqueterie équipée de machines à vapeur à Reuver aux Pays-Bas, retire sa participation de la société Gebr. Laumans dont il était commanditaire.

ÉVOLUTION ET CRISE

1910 – 1929

1911

La construction du premier four circulaire à Bracht permet d’ajouter de nouveaux modèles de tuiles. Avec 75 ouvriers, l’usine produit désormais 6 à 8 millions de tuiles par an. C’est aussi la même année qu’a lieu le raccordement de Bracht/Laumans au réseau ferroviaire national.

1914

Le début de la guerre met fin à l’évolution positive de l’entreprise et il faut arrêter complètement la production de temps à autre faute de main d’œuvre et de combustible. Après la fin de la guerre, le charbon et les tuiles restent soumis à un rationnement. Malgré des chiffres de production comparativement faibles, les affaires ne marchent pas mal en raison de la forte demande de matériaux de construction, surtout parce que Gebr. Laumans exporte aussi dans la partie du Nord de la France en reconstruction.

1926

Faillite de la société A. Baehren implantée dans la ville voisine de Brüggen. L’usine est rachetée en novembre par la société Gebr. Laumans et la production redémarre en janvier 1927. L’entreprise familiale Gebr. Laumans possède donc en tout quatre briqueteries situées à Tegelen, Kaldenkirchen, Bracht et Brüggen.

1927

Partage de l’entreprise entre les deux branches de la famille. Caspar Laumans, qui était jusqu’alors responsable de Tegelen et de Kaldenkirchen, reprend l’usine-mère de Tegelen et celle de Kaldenkirchen avec son fils Lambèr, sous le nom C. Laumans. Avec ses fils Quirin et Lambert, Stephan Laumans poursuit sous l’enseigne existante Gebr. Laumans l’exploitation de l’usine de Bracht et de celle qu’il vient d’acquérir à Brüggen.

1928

Dans ses deux usines, la nouvelle société Gebr. Laumans emploie au total 95 ouvriers, mais seulement un quart de ces effectifs dans l’usine de Brüggen. La production des deux usines est en relation avec ces chiffres.

LE « BOOM » DE L’INDUSTRIE DU BÂTIMENT

1930 – 1949

1930

Gebr. Laumans produit au total près de 6 millions de tuiles, réalisant ainsi un chiffre d’affaires d’environ 500 000 Reichsmark. La même année, un incendie ravage l’usine voisine des Brachter Tonwerke (anciennement Tonwerk Ideal). Gebr. Laumans rachète le terrain et les ruines des bâtiments et rajoute l’ensemble à la briqueterie de Bracht après restauration.

1936

L’usine de Brüggen, qui n’avait pas marché en 1932/33, est presque entièrement détruite par un incendie au mois de décembre, mais la production peut redémarrer en mars 1937.

1944

En raison de la deuxième guerre mondiale, la société produit moins de tuiles jusqu’à septembre 1944. Bracht et Brüggen sont évacuées en novembre, ce qui rend toute production impossible.

1944 – 1945

Pendant l’hiver de guerre 1944/45, l’usine de Bracht est touchée par des bombardiers anglais peu avant l’évacuation qui était prévue. C’est seulement à l’automne suivant la fin de la guerre que la production de tuiles peut reprendre. Après le décès de Stephan Laumans (pendant la deuxième guerre mondiale), la direction de Gebr. Laumans est assurée par les deux frères Quirin et Lambert. Ils la conserveront jusqu’au début des années 1970. Au cours des deux décennies suivantes, qui sont marquées par la reconstruction de l’Allemagne, toutes les briqueteries de la région prospèrent. La société Gebr. Laumans profite elle aussi du boom de l’industrie du bâtiment.

1949

Après les troubles de la deuxième guerre mondiale, on installe la ligne de traitement de Brüggen. L’entrepôt de vieillissement de la céramique voit le jour et des logements ouvriers sont construit à Brüggen aussi.

LE PROGRÈS PAR L’AUTOMATISATION

1950 – 1989

1951 – 1979

Modernisation des usines par construction de fours tunnels, de lignes de traitement de l’argile et de séchoirs. Malgré l’automatisation croissante, Gebr. Laumans emploie jusqu’à 160 ouvriers à Bracht et à Brüggen.

Jusqu’à 1979, Gebr. Laumans exploite également la briqueterie TZW Ton- und Ziegelwerk à Schwandorf, dans le Haut-Palatinat. Cette usine fabrique entre autres des briques perforées en losange, briques vitrifiées, briques de parement et tuyaux de drainage.

1969

Après 1960, quand le boom du bâtiment ralentit, l’entreprise ajoute aussi les briques de maçonnerie en poroton à sa gamme de produits.

1970

Gebr. Laumans est transformée en GmbH & Co. KG et la génération suivante rejoint peu après la direction de l’entreprise. Stephan (*1935), le fils de Quirin, devient associé gérant de l’usine de Bracht et Lambert, le fils de Lambert (1941-2013), prend la direction de celle d’Alt-Brüggen.

1972 – 1973

Après un grave incendie dans l’usine de Bracht, on construit une ligne entièrement automatique pour les briques en poroton et une nouvelle ligne pour les tuiles haut de gamme, ce qui permet d’augmenter considérablement la production et d’améliorer encore la qualité.

LAUMANS A 100 ANS

1990 – 2009

1996

Les années suivantes sont marquées par l’implantation d’une ligne centrale de traitement de l’argile à Bracht, d’une nouvelle ligne d’emballage à Brüggen et la construction d’une nouvelle usine pour la fabrication de tuiles émaillées et engobées avec une nouvelle technologie de fours.

À l’automne, l’entreprise Gebr. Laumans a 100 ans, autant d’années d’une histoire mouvementée mais couronnée de succès.

L’accent est mis sur l’innovation avec la tuile solaire pouvant servir de support pour des modules photovoltaïques et donc être intégrée dans la couverture du toit. Elle préserve l’esthétique de l’ensemble de la maison.

2001

En se séparant de son secteur d’activité poroton, l’entreprise concentre son orientation stratégique sur sa compétence fondamentale, la tuile.

2003

Gerald Laumans (* 1967), le fils de Stephan jun., fait désormais partie de la direction de l’entreprise où il représente la quatrième génération de la dynastie de Bracht.

2004

L’élargissement du cercle des associés au groupe danois Piper s’inscrit dans la tradition de la PME tout en ouvrant à la société Gebr. Laumans de nouvelles possibilités d’évolution dans le contexte européen.

La tuile solaire lancée en 1996 n’a pas pu s’imposer sur le marché. La production cesse en 2004.

2008

Par suite de l’explosion d’un four, on ne produit plus de tuiles dans l’usine d’Alt-Brüggen.

L’AVENIR EST AU HAUT DE GAMME

2010 – Aujourd’hui

2011

100 ans de Laumans à Berlin. Jusqu’à cette date, l’entreprise familiale a fourni des tuiles d’après le modèle historique pour les gares du train urbain (S-Bahn) de Witzleben, Schöneberg, Schmargendorf et les Hackeschen Höfe.

2014

Avec des tuiles de première qualité, nouveaux modèles et nombreux modèles remaniés, et de nouveaux coloris, l’entreprise Laumans reste l’interlocuteur de choix en matière de tuiles de qualité supérieure en céramique. Elle dégage un chiffre d’affaires de 12,5 millions d’euros.

2016

L’entreprise lance sa nouvelle présentation publicitaire et se positionne encore plus nettement que précédemment comme LE premier fournisseur de tuiles de qualité supérieure en céramique. Avec une passion pour l’argile, un savoir-faire imbattable en matière de tuiles et une orientation sans compromis sur les intérêts de ses clients.

Pour l’équipe très motivée de Laumans, le nouveau slogan de l’entreprise « Tuiles haut de gamme depuis 1896 » n’est pas une déclaration faite du bout des lèvres mais un quotidien vécu.

2018

En mars, l’usine d’Alt-Brüggen, qui ne produisait plus de tuiles depuis une explosion en 2008, est démolie avec sa cheminée et sa passerelle de transport de l’argile qui était un élément typique du paysage de la ville. Un quartier résidentiel va être construit sur son emplacement. Sur l’ancien site traditionnel de Bracht, Stiegstraße, l’entreprise emploie 85 personnes et produit environ 11 millions de tuiles par an (part de marché en Allemagne 3 %) avec un chiffre d’affaires annuel de 12,5 millions d’euros (2014).

Gerald Laumans et Thomas Piper se partagent toujours la direction et poursuivent l’expansion des tuiles haut de gamme Laumans à travers une présentation renforcée sur les marchés tels que la Pologne, la France, les Pays-Bas et la Scandinavie afin de donner une dimension européenne à l’entreprise.